Élevage de race et Adoption : Deux piliers essentiels pour la cause canine

​En tant qu’éleveurs passionnés, nous entendons trop souvent : “Pourquoi faire naître des chiots alors que les refuges débordent ?”. Il est temps de rétablir la vérité avec des chiffres concrets et de pointer les vrais responsables de la saturation des associations.
​1. La réalité des chiffres : 98 % vs 2 %
​Les données issues des organismes de protection animale (comme la Fondation Affinity et la SPA) sont sans appel :
​Environ 98 % des chiens abandonnés sont issus de portées “sauvages” chez des particuliers, de ventes illégales sur internet sans numéro SIRET ou de dons non réfléchis.
​Moins de 2 % des chiens qui se retrouvent en association proviennent d’élevages professionnels déclarés.
​La traçabilité de l’I-CAD démontre d’ailleurs que les chiens inscrits au LOF sont ceux qui restent le plus longtemps dans leur famille d’origine.
​2. L’éleveur pro : un rempart contre l’abandon
​Contrairement au vendeur d’occasion sur internet, l’éleveur professionnel investit pour que son chiot ne finisse jamais en box :
​La sélection des familles : Un éleveur sérieux interroge, conseille et refuse parfois une vente s’il juge que le mode de vie ne correspond pas au chien.
​Le suivi à vie : La plupart des éleveurs pro incluent une clause de protection : “Si vous ne pouvez plus le garder, l’éleveur le reprend”. Nous sommes les premiers à tout faire pour éviter la case refuge à nos chiens.
​3. La responsabilité de l’acheteur : Ne pas alimenter le système
​Il n’y aurait pas de vendeurs illégaux s’il n’y avait pas d’acheteurs. L’acheteur qui choisit de prendre un chiot chez un particulier non déclaré porte une lourde responsabilité :
​Le financement de la fraude : En achetant “moins cher” sans SIRET, l’acheteur finance une activité qui ne paie aucune charge (MSA, impôts) et ignore les normes sanitaires de la DDPP.
​L’achat d’impulsion : L’absence de contrat sérieux favorise l’achat “coup de cœur” sans réflexion sur les besoins réels de l’animal.
​L’abandon programmé : Sans tests de santé sur les parents et sans conseils d’éducation, l’acheteur est souvent dépassé par des maladies ou des troubles du comportement. C’est ce scénario précis qui remplit les refuges.
​4. Le préjudice pour les éleveurs déclarés
​Cette pratique illégale crée un tort immense aux professionnels :
​Concurrence déloyale : Les fraudeurs cassent les prix car ils n’ont aucun frais de structure, de tests génétiques ou de cotisations sociales.
​Dégradation de l’image : Les vendeurs illégaux ne garantissent ni la santé ni le caractère, ce qui ternit la réputation de toute la filière canine.
​5. Ce que dit la loi (Rappel des sanctions)
​Vendre sans numéro SIRET est un délit. Le contrevenant s’expose à :
​7 500 € d’amende pour l’absence de SIRET.
​30 000 € d’amende et 2 ans de prison pour travail dissimulé (absence de déclarations MSA et fiscales).
​Conclusion
​Le problème des refuges ne vient pas de l’élevage de sélection, mais des transactions sauvages entre particuliers qui traitent le chien comme un produit jetable. Pour protéger les animaux, il faut soutenir les professionnels déclarés et arrêter de financer le marché noir.
​Sources vérifiables :
​Observatoire de l’abandon de la Fondation Affinity (Rapports 2023-2024)
​Bilans annuels de la SPA (Profils des animaux recueillis)
​Données de traçabilité et statistiques de l’I-CAD (Fichier National d’Identification)
​Rapport du Ministère de l’Agriculture sur la lutte contre l’abandon et le commerce illégal.
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