La grossesse nerveuse chez la chienne : quand faut-il s’inquiéter ?

​La grossesse nerveuse, ou pseudogestation, est un phénomène fréquent chez les chiennes non stérilisées. Si elle n’est pas une maladie en soi, sa gestion demande de la vigilance pour éviter des complications douloureuses et des frais vétérinaires importants.
​Pourquoi cela arrive-t-il ?
​Environ deux mois après ses chaleurs, le corps de la chienne subit un dérèglement hormonal qui lui fait croire qu’une mise bas approche. Elle commence alors à produire du lait et à changer de comportement.
​Les premiers réflexes à la maison (Astuces naturelles et économiques)
​Avant de se tourner vers des médicaments vétérinaires souvent coûteux (comme les inhibiteurs de prolactine type Galastop), qui peuvent parfois mettre du temps à agir, vous pouvez tester ces méthodes de terrain efficaces :
​1. La diète et le persil
​Mise à la diète (48h) : Coupez l’alimentation pendant 48 heures (en laissant toujours de l’eau à disposition). Cela signale au métabolisme de stopper la production de lait, très énergivore.
​Le persil : C’est un anti-galactogène naturel puissant. Donnez-en quotidiennement pendant environ une semaine.
​Astuces pour faire avaler le persil :
Si votre chienne boude le persil haché, mélangez-le à :
​Une cuillère de poudre de moule verte (excellente pour les articulations) avec un peu d’eau et 3 ou 4 croquettes.
​Un peu d’huile de saumon ou d’huile de coco pour l’appétence.
​2. L’environnement : stop au maternage
​Le cerveau commande la production de lait. Pour “couper” l’instinct maternel, il est crucial de :
​Retirer les doudous : Enlevez les peluches, jouets ou objets que la chienne a tendance à couver ou à transporter comme s’il s’agissait de ses chiots.
​Éviter de stimuler les mamelles : Ne les massez pas et ne les nettoyez pas trop souvent, car cela stimule la lactation.
​Vigilance absolue : les signes de la mammite
​Surveillez les mamelles tous les jours. Si vous observez l’un de ces symptômes, la situation devient une urgence médicale :
​Mamelle dure comme une pierre, très rouge ou chaude.
​Douleur vive (la chienne gémit au toucher).
​Lait suspect (jaunâtre comme du pus ou teinté de sang).
​Abattement général ou fièvre.
​Quand consulter le vétérinaire ?
​Si, après une semaine de diète contrôlée, de cure de persil et de retrait des objets, le lait ne tarit pas, il ne faut pas insister. Une consultation sera nécessaire pour obtenir un traitement médicamenteux afin d’éviter une infection grave.
​De même, si ces épisodes sont systématiques à chaque cycle, la stérilisation devra être envisagée pour protéger la chienne des tumeurs mammaires et des infections de l’utérus.
​Note sur la stérilisation et la croissance
​Pour les chiennes de grande taille (plus de 30 kg), il est recommandé d’attendre la fin de la croissance avant d’opérer, afin de ne pas perturber leur développement osseux. Gérez les premières crises avec les astuces naturelles avant de programmer l’intervention à l’âge adulte.
​Conclusion
​Anticiper par des gestes simples et naturels permet souvent d’éviter des traitements onéreux et du stress pour votre animal. Toutefois, le vétérinaire reste votre meilleur allié : n’attendez jamais si vous sentez que l’état de santé de votre chienne se dégrade.
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