La fin du mythe du chien dominant

​Pendant des décennies, l’éducation canine s’est basée sur la « théorie de la dominance », suggérant que les chiens cherchent constamment à devenir le « chef de meute ». La science moderne réfute aujourd’hui totalement ce concept.
​Une erreur historique
​L’idée de l’individu « Alpha » provient d’études réalisées dans les années 1940 sur des loups en captivité, sans liens de parenté et forcés de cohabiter. Dans la nature, une meute est simplement une famille nucléaire où les parents guident leurs petits par la coopération, non par la force.
​Dominance vs Relation
​La dominance n’est pas un trait de personnalité, mais une interaction situationnelle. Un chien peut avoir la priorité pour un os sans pour autant chercher à contrôler l’accès au canapé. Entre l’humain et le chien, la hiérarchie interspécifique n’existe pas : votre chien ne cherche pas à vous « dominer », il cherche à obtenir ce qu’il veut ou à éviter ce qui lui fait peur.
​Sources et références
​Les études suivantes font autorité sur le sujet :
​L. David Mech (1999) : « Alpha Status, Dominance, and Division of Labor in Wolf Packs ». C’est l’étude pivot qui a corrigé ses propres travaux antérieurs sur les loups.
​John Bradshaw (2011) : Dans son livre « Dog Sense », il détaille pourquoi les chiens domestiques ne sont pas des loups et comment la théorie de la dominance nuit à la relation humain-animal.
​American Veterinary Society of Animal Behavior (AVSAB) : Leur rapport de position officiel déconseille formellement l’usage de la dominance dans l’éducation.

 

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