Vente de chiens non LOF : Ce que dit la loi et les risques encourus

​En France, la législation est formelle : un particulier n’a pas le droit de vendre un chien non inscrit au LOF (Livre des Origines Françaises). Dès la vente du premier chiot non LOF, la loi considère l’individu comme un éleveur professionnel, ce qui impose un cadre juridique très strict.
​1. Les obligations légales impératives
​Pour être en règle, tout vendeur de chiots non LOF doit impérativement :
​Obtenir un numéro SIRET : Obligatoire dès le premier chiot vendu.
​Se déclarer à la DDPP : Déclaration d’activité auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations.
​S’enregistrer à la MSA : En tant qu’activité agricole, l’élevage impose de cotiser à la Mutuelle Sociale Agricole.
​Posséder l’ACACED : L’attestation de connaissances certifiant la capacité à s’occuper d’animaux.
​2. Pourquoi certains contournent-ils la loi ?
​Ceux qui ignorent ces règles cherchent généralement à :
​Maximiser le profit : En évitant de payer les charges sociales (MSA) et les impôts, ils réalisent un bénéfice net “au noir”.
​Éviter les contraintes sanitaires : Se déclarer à la DDPP impose des normes d’hygiène et des installations coûteuses qu’ils préfèrent ignorer.
​Économiser sur la santé : Ils s’affranchissent souvent des tests génétiques et des suivis vétérinaires rigoureux obligatoires pour les professionnels.
​3. Un préjudice grave pour les éleveurs professionnels
​Ces pratiques illégales portent un tort immense aux éleveurs déclarés :
​Concurrence déloyale : Les fraudeurs tirent les prix vers le bas car ils n’ont aucune charge (impôts, cotisations, assurances).
​Dégradation de la filière : Les vendeurs illégaux ne garantissent ni la santé ni le caractère du chien, ce qui ternit l’image des éleveurs passionnés qui travaillent à l’amélioration des races.
​Risques sanitaires : En ne respectant pas les protocoles, ils favorisent la propagation de maladies et de tares génétiques.
​4. Ce que risque le contrevenant (Sanctions)
​Le non-respect de cette réglementation expose le vendeur à des sanctions pénales et administratives lourdes :
​7 500 € d’amende pour l’absence de numéro SIRET sur une annonce.
​30 000 € d’amende et 2 ans de prison pour travail dissimulé (absence de déclarations fiscales et sociales).
​Confiscation immédiate des animaux par les autorités et interdiction définitive de posséder ou d’élever des animaux.
​Redressement fiscal sur l’ensemble des revenus non déclarés.
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